Même jeune, belle et jolie
On peut voir la vie en gris
On s'inquiète, on désespère,
On vacille sur les repères
Pourquoi manger? Pourquoi parler?
Pourquoi se battre et continuer?
Et le monde du silence
Des adultes sans patience
Paraît un vide immense
En face de ma souffrance
Je suis seule et je crie,
Mais, hélas, sans bruit.
Je voudrais qu'on m'enterre
Pour quitter cet enfer.
Je voudrais m'abîmer
Et ne plus regarder.
Triste déchirement,
Terrible hurlement;
Mais qui n'est sûrement
Qu'une voix sans fondement.
Car au fond de la nuit,
Il reste tant d'envies,
Tant de chose que l'on espère,
Tant de forces guerrières,
Qu'on se voit espérer
Quand on croit se noyer.